jeudi 28 octobre 2010

Logements : les étudiants exigent la règle de la charité bien ordonnée

Seneweb NewsLetter
Charité bien ordonnée commence par soi-même. Cette la morale, les responsables des amicales étudiantes de l’université de Dakar entendent la rappeler aux autorités, après le logement et l’octroi de bourses universitaires à des étudiants haïtiens. En conférence de presse ce jeudi, les étudiants regroupés au sein du collectif des amicales de l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad), menacent de déguerpir sans pitié les étudiants haïtiens, si les autorités gouvernementales ne leur trouvent pas d’autres logements.
« Il est absurde que les étudiants sénégalais traînent à la place de ces haïtiens. L’Ucad souffre d’une capacité d’accueil insuffisante. Nous n’allons pas sacrifier les étudiants sénégalais au profit des haïtiens. L’année dernière, 5200 nouveaux bacheliers n’avaient pas été orientés. 4
Cette année, nous ne tolérerons pas qu’un seul bachelier ne soit pas orienté », a déclare Amadou Lamine Diongue, président de l’Amicale de la faculté des sciences et technique qui parlait au nom du collectif.

mercredi 27 octobre 2010

AISSATOU DIOP FALL CONTRE « WEEKEND MAGAZINE » : L’ex-journaliste de WalfTv réclame 100 millions de FCfa

Seneweb NewsLetter
Le procès opposant l’ex-directrice de programmes de WalfTv aux journalistes de « Weekend Magazine » du groupe « Avenir Communications » a eu lieu hier au tribunal correctionnel. Le conseil de la plaignante, plaidant la culpabilité des prévenus, a réclamé 100 millions de francs Cfa à titre de réparation. Le verdict est attendu le 9 novembre 2010.
Le directeur de publication de l’hebdomadaire « Weekend Magazine », Papa Samba Diarra et le journaliste Pape Sambaré Ndour ont répondu hier au tribunal correctionnel des délits de diffamation et de complicité de ce chef au préjudice de l’ex-directrice des programmes de WalfTv, Aïssatou Diop Fall.
Celle-ci a traduit ses confrères pour un article paru dans la livraison n°117 de « Weekend Magazine » du 8 au 14 mai 2010. Selon Pape Sambaré Ndour auteur de l’article intitulé : « Aïssatou Diop Fall en flagrant délit de faux », elle aurait commis le délit de « rupture abusive de contrat », en quittant son poste au sein du groupe Walfadjiri.
« L’ancienne animatrice de l’émission dominicale « Sortie », journaliste aux dreadlocks peroxydes, avait rejoint Rdv pour les mêmes fonctions. En catimini, sans aviser officiellement son ex-employeur », pouvait-on lire dans l’article. En réalité, ce que la plaignante n’a pas aimé dans l’article incriminé, ce sont les qualificatifs d’ « ex-fille chérie du Mollah du Front de terre qui a définitivement coupé le cordon avec son papa Sidy Lamine Niass », « ex-égérie de Walf », « ancienne complice de Sidy Lamine Niass ».
A la barre, les deux prévenus ont assumé la paternité de leurs écrits, puisqu’à leur avis, l’intention n’était pas de nuire. Et qu’ils ont agi en toute conscience professionnelle. Le patron du groupe Walfadjiri, Sidy Lamine Niasse, venu comparaître à titre de témoin, a confirmé les propos des deux prévenus. Il a précisé que son groupe a constaté la rupture de contrat abusive de l’ex-directrice des programmes, pour avoir signé un contrat avec la télé de Ben Bass Diagne alors qu’elle n’avait pas été licenciée.
Le conseil de la partie civile est d’avis que les mis en cause et le groupe « Walfadjri » ont orchestré un « complot » pour « liquider » de l’espace médiatique sénégalais sa cliente.
« Leur objectif était de rayer de la carte de la presse ma cliente et ils l’ont atteint », a déploré Me Kane avant de réclamer 100 millions de francs Cfa en guise de réparations.
Le procureur a préféré s’en rapporter à la décision du tribunal dans cette affaire. Quant à l’avocat des prévenus, il a plaidé la relaxe pure et simple de ses clients. Il a indiqué que les deux journalistes ont exercé leur mission qui est d’informer les citoyens.
Le tribunal correctionnel a mis l’affaire en délibéré pour le 9 novembre prochain.

Transparency International classe le Sénégal à la 105è place sur 178 de l’indice de corruption

Seneweb NewsLetter
APA-Dakar (Sénégal) Le rapport 2010 de l’ONG Transparency International, publié mardi à Dakar, classe le Sénégal à la 105-ème place sur 178 de l’Indice de perception de la corruption (IPC), soit la même position qu’en 2001, au début de l’ère du gouvernement libéral, arrivé au pouvoir le 19 mars 2000.
Crédité d’une note de 2.9, le Sénégal « a la même note que celle de 2001 », a annoncé au cours d’une conférence de presse Dominique Corréa, responsable du Forum Civil, section sénégalaise de Transparency International.
« On constate un important recul du score et du rang du Sénégal qui connaît une forte régression régulièrement depuis 2008, alors que d’autres pays africains, connaissant les mêmes conditions de gestion de leur développement, sont beaucoup mieux notés », a-t-il souligné.
Soulignant que les récentes modifications apportées au Code des marchés publics ne sont pas de nature à contribuer à une gestion transparente de la commande publique, M. Corréa a demandé au gouvernement d’élaborer un projet de loi destiné à améliorer l’accès du citoyen à l’information sur la gestion des ressources publiques.
« Nous avons le droit et la responsabilité de demander à l’Etat de nous rendre compte », a-t-il déclaré.
Les récentes modifications apportées au Code des marchés publics, a-t-il noté, « ne contribuent pas à une gestion transparente de la passation de la commande publique et montrent le manque de volonté réelle dans la lutte contre la corruption », a-t-il notamment déclaré.
Le gouvernement sénégalais a récemment décidé de modifier son Code des marchés publics, qui soustrait la Présidence de la République et les ministères de souveraineté de la sphère de l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP).
« Nous dénonçons fortement les modifications apportées au Code des marchés publics, d’autant plus que c’est la Constitution qui stipule que le président de la République définit la politique de la nation », a déclaré le responsable du Forum Civil.
L’Indice de perception de la corruption de Transparency International, établi sur la base d’enquêtes réalisées pendant deux ans, vise à mesurer l’évolution de la corruption passive dans les secteurs de l’administration publique et de la classe politique.

Vol de cellulaire : l'imitateur Kouthia déclenche une polémique chez les danseuses

Une banale histoire de vol de téléphone cellulaire, qui n’honore ni les accusateurs ni l’accusée, secoue le milieu de la danse sénégalaise. Selon ce que rapporte le journal Walf Grand Place, la danseuse Mbathio Ndiaye est accusée par ses consœurs d’avoir volé un téléphone cellulaire, à l’occasion d’un tanbeer, séance de danse traditionnelle wolof, au domicile de Ndèye Guèye.
En fait d’accusation, ce sont des allusions faites par l’imitateur Koutiha sur les ondes de la Rfm qui sont à la base de cette furie. L’animateur de la Rfm aurait déclaré que l’auteur de ce vol n’était ni Ndèye Ndiaye ni Oumou Sow, en faisant passer son clip en même temps. L’accusée pense que son hôte de ce jour de Tanbeer, danseuse émérite déjà emprisonnée pour ses frasques érotiques, a tout manigancé avec la complicité de ses copines. Ndèye Guèye aurait fomenté ce coup tordu pour salir sa réputation, après son passage remarqué à l’émission «Ataya» de Walf/Tv.
Sa réputation valant plus les 100 000 francs, prix du téléphone cellulaire, madame a décidé de porter plainte et pas n’importe où, à la Division des investigations criminelles (Dic) et citer Ndèye Guèye comme témoin. « J’attends sa plainte. Elle n’a qu’à demander qui je suis avant de porter plainte. Qui se sent morveux se mouche. J’ai oublié le portable depuis ce jour », a pourtant déclaré la propriétaire du téléphone.

LUTTE CHOC DU 2 JANVIER 2011 : Bombardier prêt à ravir le titre à Yékini

Seneweb NewsLetter
Le combat qui va opposer Serigne Dia Bombardier et Yakhya Diop Yékini, en janvier 2011, sera la troisième rencontre du genre entre ces deux lutteurs. Le « roi des arènes » avait infligé deux défaites au B52 de Mbour. Pour cette troisième rencontre, Bombardier, ambitionnant de détrôner Yékini, a laissé entendre que le Bombardier que Yékini avait rencontré en 2004 n’est pas celui de 2010, encore moins celui de 2011.
Le champion de lutte avec frappe, Serigne Dia Bombardier, avait laissé entendre, il y a un peu plus d’une semaine, qu’il est engagé à ravir le titre de « roi des arènes » à Yakhya Diop Yékini. Il ajoutait que sa victoire, associée à celle de l’équipe Touré Kunda, devrait permettre à la ville de Mbour d’occuper sa véritable place sur l’échiquier du sport national. Le lutteur mbourois sera opposé, pour la troisième et dernière fois, prévue le 2 janvier 2011, au « roi des arènes » qui, en plusieurs années de pratique, n’a jamais connu de défaite. Se prononçant sur son combat revanche contre Yékini, Bombardier déclarait : « c’est un combat qui s’impose ». « Même si on lui a donné la victoire, mes deux combats contre Yékini se sont terminés en dehors de l’enceinte. Il ne m’a jamais terrassé de façon claire et nette. Les cassettes sont là pour en témoigner. Cela dit, si j’avais un seul instant pensé que je ne suis pas capable de terrasser Yékini, je n’allais pas accepter de lutter contre lui. Je crois ferme que je suis capable de le battre. C’est un potentiel adversaire. Je tiens d’ailleurs à préciser que je suis plus jeune que Yékini et il n’est pas plus fort, encore moins plus audacieux que moi », avait ajouté le champion de Mbour.
Les amateurs de lutte avaient réclamé cette affiche depuis la fin de la saison 2008/2009. Les négociations ont achoppé, malgré les démarches du promoteur Gaston Mbengue. Le promoteur et le camp de Bombardier se sont renvoyés la balle. Bombardier a payé le prix avec une année blanche, le pire des scénarii pour Serigne Dia, qui a ainsi loupé l’opportunité de prendre sa revanche contre le « roi » des arènes.
L’envie de vaincre
Le promoteur est revenu à la charge cette saison. Déjà, on ressent l’envie de vaincre et de devenir le « futur roi des arènes » du lutteur mbourois à travers ses sorties médiatiques. Le lutteur mbourois s’est très tôt frayé un chemin vers le sommet de l’arène sénégalaise. Il a étalé, dès sa première apparition à Dakar, ses qualités de démolisseur en puissance, aux dépens de Manga 3, Aliou Sèye, Pape Cissé, Mor Guer, Boy Kaïré, Moustapha Guèye, Zale Lô, entre autres. Les observateurs voient en lui un futur champion. Il le prouve devant Moustapha Guèye, le deuxième tigre de Fass, et Mohamed Ndao Tyson, chef de file de l’écurie Boule Faalé. Pourquoi ne pas détrôner le roi des arènes, Yékini. D’entrée, celui-ci lui dicte sa loi. Le Mbourois perd, en 1999, son duel, avec à la clé un an de suspension pour avoir porté un coup sur son adversaire en dehors de l’aire du combat. Il tombe aussi devant Balla Bèye 2 de l’écurie Halpulaar. Et Gris Bordeaux de Fass, par excès de confiance. Deux revers qui ont porté un sacré coup à l’ascension fulgurante du protégé de Yéri Diakhaté. Une véritable descente aux enfers du lutteur mbourois, qui voit sa cote de popularité baisser dans l’arène.
Une troisième chance est ainsi offerte à Bombardier pour tenter d’infliger à Yékini sa première défaite. Une opportunité pour Bombardier de confirmer son renouveau dans l’arène à travers son retour ponctué par une victoire face à Tieck. « C’est un combat risqué pour Yékini. Bombardier a tiré les enseignements de ses contre performances qu’il serait très difficile à ses adversaires de le battre. Mais il doit intégrer le fait qu’il aura en face de lui un lutteur qui n’a pas connu de défaite dans sa carrière. Et s’il sort vaincu de ce combat, ce sera son dernier duel qu’il aura face à Yékini. Ainsi, pour cette troisième rencontre, Bombardier a affiché clairement son ambition. Détrôner le « roi des arènes », Yékini, et prendre sa place. Mais cela doit nécessairement passer par les revanches qu’il accorderait à ses 3 tombeurs » à l’image de Balla Bèye 2 de Pikine, Gris Bordeaux de Fass, entre autres. Le chemin vers le sommet est donc long. Le champion de Mbour ne l’ignore pas.

Grève de boulangers : Une baguette de 210g à 175F proposée aux consommateurs

Seneweb NewsLetter
Les consommateurs  ont désormais le choix d’acheter  trois formats de pain à des prix variant entre 100, 150 et 175 francs, dont les poids respectifs sont de 120g, 180g et 210g. Cette proposition  a été adoptée ce mardi matin, lors d’une réunion qui s’est tenue entre les producteurs de pain, les autorités étatiques et les organisations de défenses des consommateurs. Alors que le président  de l’Union Nationale des Consommateurs du Sénégal(UNCS), Jean Pierre Dieng  parle d’une hausse  de 25 francs sur la radio privée Sud Fm. Momar Ndao de l’Association des Consommateurs du Sénégal, Ascosen, soutient que le prix du pain est maintenu à 150 francs. Ainsi, poursuit-il, « les producteurs  de pain ont proposé un nouveau format de 210g qui va couter 175f. Les consommateurs auront le choix d’acheter une baguette de pain à 100, 150 et 175 francs".  Selon Momar Ndao, « les boulangers devraient  arrêter leur mouvement d’humeur après les négociations avec le ministre du commerce ».  Les boulangers quant à eux, attendent l’arrêté du ministre du commerce  pour  se prononcer sur leur mouvement d’humeur. Les boulangers ont entamé une grève de 48 heures depuis ce lundi 25 octobre pour exiger la hausse du prix du pain  de 25 francs.

dimanche 24 octobre 2010

COMMENT LA BANQUE EVALUE UNE DEMANDE DE PRET





Le projet est stabilisé. Avec ses conseils et son franchiseur le candidat à la franchise a élaboré le business plan et les comptes prévisionnels de son projet. Avant de rencontrer les banques, de déposer une demande de prêt et de négocier, il convient de savoir comment elles travaillent et quelles sont leurs contraintes. 


Le crédit


L'une des activités principales des établissements financiers est le crédit. Les banques ont de l'argent à prêter mais il est difficile d'emprunter. Pourquoi ? 

Parce que les banques sont de plus en plus exigeantes sur les qualités des dossiers qu'elles financent. Elles cherchent toutes de bons dossiers c'est-à-dire des dossiers sans risque ou à risque parfaitement maîtrisé.
Quand une banque prête de l'argent elle assume un risque appelé risque de crédit. Le risque de crédit est le principal risque contenu dans le bilan d'une banque généraliste. En effet, il consomme en moyenne les ¾ des fonds propres réglementaires. 


Quel est le risque de la banque ?


Un crédit se clôture de deux façons : le remboursement intégral par l'emprunteur dans les conditions convenues ou bien le contentieux. 

Le contentieux signifie que le débiteur ne peut pas rembourser sa dette (risque de perte en capital) ou bien la rembourse avec un décalage par rapport au calendrier prévu ce qui oblige le banquier à se refinancer pendant cette période (risque d'immobilisation des fonds).
L'analyse du risque de défaillance de l'emprunteur à laquelle procède toute banque préalablement à l'octroi d'un crédit, vise donc à déterminer le risque d'occurrence d'un recouvrement difficile ou impossible. 


Le montage du dossier


Dès que la demande de prêt est déposée, le banquier est soumis à la nécessité de prendre position dans un délai convenu. 

Il est alors conduit à collecter un grand nombre d'informations d'origines variées. Toute information permettant d'affiner le jugement sera recherchée.
D'abord par la rencontre avec le client et l'examen des documents prévisionnels et ensuite par l'examen des informations publiques ou privées disponibles permettant de confirmer les informations avancées (notamment des études sectorielles). 

La qualité du business plan est bien sur déterminante. Les perspectives économiques du projet et les dimensions managériales du dirigeant sont soigneusement examinées de même que les références du franchiseur.
Le banquier consulte habituellement différentes bases de données en particulier le fichier bancaire des entreprises(FIBEN) qui contient entre autres la cotation Banque de France qui concerne aussi bien les entreprise que les dirigeants. 


Le risque de liquidité


Pour la banque, les perspectives de remboursement de crédit sont liées à la santé économique et financière de l'emprunteur. 

La banque cherchera donc à déterminer la capacité de remboursement et la capacité d'endettement de l'emprunteur et aussi les risques qui pèsent sur l'entreprise pour en extrapoler le sien.
Un problème de recouvrement est toujours issu d'une insuffisance de liquidités. L'illiquidité de l'entreprise correspond à son incapacité à dégager suffisamment de fonds dans le cadre de son exploitation ce qui la met dans l'impossibilité de faire face à ses échéances.
Il est donc primordial de bien cerner le risque de liquidité qui provient essentiellement du niveau d'incertitude quant au bénéfice d'exploitation. 


Analyse de la structure,
de la performance et détection du risque


Toute entreprise est confrontée à un risque attaché à la réalisation d'un certain niveau d'activité et donc d'un revenu sous forme de flux de liquidités, c'est le risque économique. 

Lorsque l'entreprise se finance par des emprunts un autre risque apparaît, le risque financier, car l'endettement génère des charges financières fixes. L'entreprise devra dégager des fonds d'un montant suffisant et à date fixe pour honorer ses engagements. Or la disponibilité de ces fonds est elle-même soumise au risque économique. 

Le risque financier correspond donc à l'incertitude à tenir les engagements de remboursement d'emprunts. Le risque financier est un risque qui varie en fonction de la façon dont est financée l'entreprise car plus l'entreprise est endettée, plus le risque financier est élevé.
Le diagnostic financier de l'entreprise est donc établi par l'analyse des trois dimensions de la situation financière de l'entreprise : liquidité, rentabilité et structure financière.
En ce qui concerne la capacité de remboursement c'est à dire la capacité de l'emprunteur à couvrir ses charges financières, le ratio
  • Capacité d'Autofinancement /Frais Financiers + Annuité de Remboursement 
    est un indicateur classique. Les banquiers considèrent souvent qu'il ne devrait pas être inférieur à 2.
    Le risque financier est aussi apprécié par la valeur du Ratio d'indépendance financière :
  • Capitaux propres/Dettes à Long et Moyen Terme
    Un ratio égal à 1 est de nature à sécuriser le banquier. Un ratio faible est le signe d'un endettement important est donc d'un risque financier significatif.

En ce qui concerne la capacité d'endettement les banques considèrent généralement que le niveau d'endettement ne doit pas dépasser un montant de quatre années de capacité d'autofinancement.
Le risque financier sera aussi évalué par comparaison avec des sociétés soumises à des risques économiques identiques ou appartenant au même secteur d'activité (analyse comparative). 

Enfin la banque procédera, en fonction de ses procédures internes, à d'autres travaux, analyse de solvabilité de votre affaire c'est-à-dire sa capacité à rembourser sa dette non plus dans le cadre de son exploitation prévisionnelle mais de sa liquidation, credit-scoring ou systèmes experts. 


L'accord de prêt


La décision d'accorder ou non le crédit sera prise par le banquier, généralement assisté par un comité, en regard de la politique de risque et des objectifs de rentabilité de la banque mais aussi en fonction d'aspects commerciaux comme la volonté de gagner ou de conserver un client ou de prendre pied dans un secteur d'activité particulier. 


Le contrat de prêt


Le contrat de prêt prévoit souvent des dispositions réductrices de risque pour le banquier sous formes de garanties de différentes natures justifiées par le fait qu'une mauvaise appréciation du risque est toujours possible et qu'un accident peut survenir. 

Le premier niveau de garanties dans le cadre d'une création d'entreprise est celui fourni par des organismes spécialisés notamment le fonds de garantie Sofaris de la BDPME. Si le projet respecte les critères requis la Sofaris cautionne jusqu'à 70 % des capitaux empruntés. Le coût pour l'emprunteur est 0,90 % l'an du capital restant dû. 

En partageant le risque avec le prêteur la Sofaris lui permet non seulement de limiter son risque mais aussi de dégager une capacité de financement supplémentaire. Dans ce cadre la banque ne prend pas d'hypothèque sur la résidence principale de l'emprunteur et limite généralement la caution personnelle demandée à la partie du prêt non garantie par la Sofaris. 
Toutefois la banque peut solliciter des garanties réelles (hypothèques, gages et nantissements) et personnelles (cautions, garanties à première demande, lettres d'intention). La prise de garanties sur des biens ayant une valeur marchande permettra à la banque de recouvrer une fraction ou la totalité de ses ressources en cas de défaillance de l'emprunteur. 

Le contrat de prêt peut aussi prévoir des conditions visant à empêcher l'accroissement du risque sous forme d'engagements à faire ou ne pas faire de la part de l'entreprise. 


Conclusion


Le financement d'entreprise est un exercice risqué mais encore plus lorsqu'il s'agit de création car le banquier dispose de beaucoup moins d'informations pour établir son jugement que dans le cas d'entreprises existantes. 

Un certain nombre de ses outils habituels d'analyse sont inopérants (analyse tendancielle c'est-à-dire sur plusieurs exercices) et il ne peut se fier qu'à des prévisionnels dont il sait par expérience qu'ils sont souvent trop optimistes.
Cependant le candidat à la franchise appartient à un réseau qui a un historique. D'autres avant lui ont démarré une activité identique sous la même enseigne. Leur réussite sera de nature à servir de référence à la banque.