dimanche 24 octobre 2010

La fellation, banale mais toujours fascinante

 

En prononçant le mot fellation à la place d’inflation, Rachida Dati est sans le vouloir entrée dimanche 26 septembre «dans les annales du buzz politique», la vidéo de son lapsus étant même reprise par les sites étrangers les plus sérieux. Le simple fait qu’une femme politique prononce de manière non-intentionnelle le mot «fellation» a déclenché une fascination de la part des médias et du public presque inédite.

Vendredi, le Conseil d'État a confirmé que Skyrock allait bien devoir payer les 200.000 euros d’amende —un record— que lui a infligés en 2008 le CSA pour avoir parlé de fellation de 21h07 à 21h27 un soir de 2008. Le CSA n'autorise ce genre de propos crus susceptibles de heurter la sensibilité des auditeurs de moins de 16 ans qu'à partir de 22h30.

Etonnant décalage entre le choc du mot, la lourdeur de cette sanction et le poids des pratiques. Selon les chiffres de la dernière grande enquête sur la sexualité menée en 2006, plus de 80% des Français ont en effet déjà fait l’expérience de cette pratique sexuelle. Pourquoi la fellation fascine-t-elle tant alors qu’elle semble faire partie de la vie sexuelle de beaucoup de Français? Quelles sont les représentations de cette pratique et comment ont-elles évolué au cours des dernières décennies?

Un premier constat s’impose: la fellation s’est largement banalisée au cours des dernières décennies, pour devenir aujourd’hui «une composante très ordinaire du répertoire sexuel des individus et des couples», comme l’explique Nathalie Bajos, directrice de recherche à l’Inserm et co-auteure de l’enquête «Contexte de la sexualité en France». Les chiffres sont sans appel: 80,4% des femmes et 83,3% des hommes de 18 à 69 ayant déjà eu des relations sexuelles affirment avoir déjà expérimenté la fellation, tandis que plus de la moitié des Français interrogés déclare avoir pratiqué parfois ou souvent la fellation au cours des 12 derniers mois.

«Plus on est jeune, plus on suce.» Cette hypothèse plutôt intuitive se vérifie en grande partie par les résultats de l’enquête. En fait, les tranches d’âge entre 25 et 49 ans sont celles qui déclarent le plus avoir eu une expérience fréquente de la fellation dans les 12 derniers mois (plus de 60%), une proportion qui descend à 22% chez les femmes de 60-69 ans.

Si la fellation est donc aujourd’hui largement répandue, des différences persistent dans les pratiques et la propension à les déclarer selon l’appartenance sociale, le degré d’instruction, la religion ou encore le sexe. La sexualité orale est ainsi moins souvent déclarée par les personnes sans diplôme et les femmes de milieu populaire. En revanche, la fellation l’est beaucoup plus chez les femmes ayant un diplôme supérieur, les cadres et les professions intellectuelles. Une des explications à ce phénomène tient dans le fait que les personnes des milieux sociaux les plus favorisés ont une aptitude sociale à se distancier de la norme dominante, en l’occurrence celle d’une sexualité pénétrative.
Histoire

Au-delà des chiffres et des niveaux de pratiques, on arrive ici sur la question des représentations culturelle et sociale de la fellation, qui ont elles aussi fortement évolué au cours des dernières décennies. Comme l’explique Jacques Waynberg, directeur de l’institut de sexologie de Paris, les pratiques sexuelles, et donc la fellation, ne peuvent être envisagées comme des pratiques individuelles, mais plutôt dans le cadre de comportements collectifs et sociaux. Ainsi, si la dernière enquête montre une nette diffusion de la fellation chez les Français, il faut garder à l’esprit qu’il est aujourd’hui plus facile de citer cette pratiques dans une étude que cela ne l’était il y a trente ans, parce que son image a changé. Et c’est sans surprise dans les années 1960 et 1970 qu’une vraie révolution s’est produite.

Jusqu’à cette époque, la fellation a souffert de façon presque permanente d’une image négative et interdite dans nos sociétés. A l’époque romaine, elle avait une connotation particulièrement humiliante. Pour les soldats, qui pratiquaient notamment le viol en terre conquise, elle était considérée comme étant pire que la sodomie, plus impure. Thierry Leguay, auteur de Histoire raisonnée de la fellation, rappelle qu’on retrouve dans des poèmes latin comme les épigrammes de Martial l’expression «va sucer», l’équivalent du désormais célèbre «va te faire enculer». Autre preuve qu’il s’agissait d’une pratique mal considérée: les tarifs des prostituées de Pompéi, chez qui la fellation était très peu chère.

Plus près de nous, dans les années 1960, les hommes allaient chez les prostituées notamment pour la fellation, qui était une pratique impossible avec leur conjointe. Aujourd’hui encore, la fellation reste une des deux prestations «classiques» proposées par les prostituées, avec le coït, avec toujours une différence de prix. Parmi les autres facteurs qui ont longtemps joué contre la diffusion de la fellation, la désapprobation de l’Eglise à cause de la nature non reproductive de la pratique ou encore le manque d’hygiène, qui a longtemps été un frein à son développement.
Dissociation entre sexe et procréation

Que s’est-il passé pour que la fellation soit aujourd’hui si répandue? Nathalie Bajos explique que la banalisation de la fellation «s’inscrit dans un mouvement d’une plus grande dissociation entre la sexualité et la procréation qui a été autorisée avec la légalisation de la contraception et de l’avortement, mais aussi dans le mouvement plus général d’évolution du statut social des femmes». En d’autres termes, on ne fait plus l’amour (que) pour faire des enfants, mais aussi et surtout pour le plaisir, qui est également le seul but de la fellation. Autrefois considérées uniquement dans le cadre des «préliminaires», la sexualité non pénétrative et donc la fellation ne sont que depuis récemment étudiées en tant que pratiques autonomes. 30% des femmes et 33% des hommes déclarent qu’il leur arrive d’avoir des rapports sans pénétration avec leur dernier partenaire (fellation, cunnilingus et caresses mutuelles).

Michel Bozon rappelle qu’il faut également prendre en compte l’élargissement général du répertoire sexuel, et pas seulement pour ce qui est de la fellation, qui trouve ses causes dans des phénomènes tels que «la généralisation de l’expérience de la sexualité juvénile, de l’importance croissante de l’activité sexuelle dans la vie des couples, de l’autonomie sociale grandissante des femmes et du déclin du poids des préceptes religieux».
Pornographie

Pour Jacques Waynberg, au-delà de ces évolutions sociales, on peut dégager un responsable pour le changement de regard sur la fellation: l’avènement de la pornographie dans les années 1960. «La fellation, qui avait jusqu’ici toujours été associée à la prostitution, a changé d’image avec l’apparition de la pornographie de masse», estime le sexologue. En 1972, Gorge Profonde (Deep Throat), film culte du cinéma pornographique, donnait une place centrale à la fellation à travers son personnage principal (interprété par Linda Lovelace), dont le clitoris se trouvait dans la gorge. Depuis, la pratique s’est petit à petit imposée pour devenir incontournable dans les pornos, où elle est décrite comme le centre du plaisir masculin, et précède de manière quasi-systématique toute pénétration.

Mais, malgré le développement de la pornographie, il semblerait que l’image de domination de l’homme dans la fellation qui y est souvent véhiculée ne se reflète pas dans la vie sexuelle des Français. L’étude sur la sexualité de 2006 montre ainsi une tendance nette au rapprochement des pratiques chez les hommes et chez les femmes et la réciprocité du sexe oral. Les femmes qui pratiquent souvent la fellation sont aussi celles qui ont un partenaire qui pratique souvent le cunnilingus, et vice versa. «La fellation n’est pas un acte à sens unique, et les femmes y ont souvent un rôle actif», estime Thierry Leguay. Jacques Waynberg confirme: «La représentation de la fellation comme pratique humiliante est stupide: il n’y a pas de pratique humiliante, seulement des relations consenties ou non. Si la relation est consentie, alors l’aspect “humiliant” d’une position est accepté et même recherché.»

L’image de la fellation comme plaisir ultime pour l’homme véhiculée par le porno ne semble pas non plus vérifiée dans les faits: la fellation est la pratique qui procure le plus de plaisir pour seulement un homme sur dix, loin derrière la pénétration et les caresses mutuelles.

Une chose est sûre, la fellation n’a plus l’image d’une perversion ou d’une pratique réservée aux prostituées et s’est largement répandue dans la population, et ce depuis plusieurs décennies. Mais, souligne Jacques Waynberg, son côté transgressif et les représentations liées notamment à la prostitution existent encore, et font même partie de son attrait érotique. Le sexologue rappelle que quand les femmes ont commencé à se montrer seins nus sur les plages, le sein féminin a perdu de son pouvoir érotique sur les hommes car il est devenu moins mystérieux et trop banal. Heureusement pour les amateurs, on ne voit pas encore des couples pratiquer des fellations dans les lieux publics comme on s’embrasse devant une bouche de métro.

 

Sédhiou : 16 nouveaux collèges pour accueillir 9.229 élèves en sixième



Sédhiou, 24 oct (APS) - Le taux élevé de réussite enregistré cette année au concours de l’entrée en sixième a amené les autorités académiques de la région de Sédhiou (sud) à créer, avec la rentrée scolaire 2010-2011, 16 collèges d’enseignement moyen (CEM).
"Nous avons créé 16 collèges d’enseignement moyen (CEM) pour résorber le fort taux de réussite à l’entrée en sixième", a déclaré à l’APS Malick Seck, du bureau des Ressources humaines à l’inspection d’académie de Sédhiou. Il a souligné que les structures actuelles ne pouvaient pas accueillir autant d’élèves.
En effet, il y a eu au total 9.229 élèves reçus à l’entrée en sixième dont 3768 filles. L’inspection départementale de l’éducation (IDE) de Bounkiling a enregistré 2.011 cas de réussite, celle de Sédhiou 3.754 et l’IDE de Goudomp 3.464.
Avec 6 nouveaux collèges dans le département de Sédhiou, 5 à Bounkiling et 5 à Goudomp, la carte scolaire de la région passe de 41 à 57 établissements moyens secondaires publics dont 9 lycées.
Cette évolution pose "un problème réel en ressources humaines", car "nous n’avons recruté que 52 vacataires niveau BAC, la Faculté des sciences et technologies de l’éducation et de la formation (FASTEF) nous a envoyé 92 sortants, ce qui est loin de couvrir les besoins", a relevé M. Seck.
"Il nous est impossible pour l’instant de pourvoir les collèges créés en chefs d’établissement", a reconnu M. Seck, soulignant ainsi le gap à combler en personnel.

INSTABILITE DES COUPLES A ZIGUINCHOR : Quand des hommes mariés dragueurs se laissent piéger par les « mbaraneuses»



Dans l’attente d’un ralliement dans la station balnéaire de Cap Skirring pour la prochaine saison touristique, de jeunes filles communément appelées «mbaraneuses» ont fini d’envahir la capitale sud du pays. Leurs cibles : les hommes mariés dragueurs. Elles les captent surtout dans les boîtes de nuit et dans les rues de la place qu’elles squattent jusque tard dans la nuit. Une virée nocturne dans les dancings de la capitale sud du pays nous a permis de rencontrer quelques-unes d’entre elles. Elles ont tenu à se confier à nous.
Elles sont jeunes, belles, élégantes et joviales. Leurs âges compris entre 18 et 24 ans. Elles, ce sont de jeunes filles de joie qui sont de passage à Ziguinchor, attendant de rallier la zone touristique de Cap Skirring. «Parce que la saison touristique va bientôt démarrer à Cap Skirring, nous avons choisi de faire escale à Ziguinchor. Et ceci dans le but de pouvoir trouver des partenaires qui pourraient régler nos problèmes financier, matériel et/ou passager», explique G. Djatta, une jeune Gambienne, 19 ans, qui manie bien la langue de «Kocc». Et de poursuivre : «Je ne suis pas une étrangère en Casamance. Je connais bien la région parce que depuis cinq (5), et en compagnie de trois de mes copines, je viens à Cap Skirring pendant la saison touristique à la recherche de «l’homme Blanc».»
Ziguinchor, terre d’escale
Notre interlocutrice explique le choix du passage dans la capitale du Sud. «Mais avant de rallier notre destination, nous avons choisi de passer quelques semaines à Ziguinchor pour faire du «mbarane» pure et dure.» Leurs cibles, «ce sont les hommes mariés dragueurs», souligne sa camarade F. Fall, 21 ans, originaire de Mbour. Et pour cause, «ils sont plus sensibles, plus généreux et ils casquent plus fort que ces célibataires que nous rencontrons dans les boîtes de nuit et qui ne sont pas discrets. Pis, ils nous créent toujours de gros ennuis bien que nous soyons en règle», révèle Mame M. Mbaye qui a plutôt préféré ne pas garder l’anonymat. «Je suis une prostituée de profession. Je dispose de ma carte et j’ai toujours respecté mes rendez-vous à l’hôpital.» Ces femmes frivoles disent ne se soucier nullement des maladies sexuellement transmissibles. Mieux, «la virginité jusqu’au jour de notre mariage n’est pas un souci pour nous», ont-elles tenu à préciser. Et pour faire valoir leurs mensurations, «nous n’hésitons pas à nous baigner dans un luxe insolent, dans des tenues indécentes pour mieux attirer nos cibles. Et parfois même, c’est nous qui prenons les initiatives pour les aborder après que nous les avons repérés», explique toujours dans un ton humoristique la Gambienne G. Djatta qui demeure convaincue que ce sont ces hommes mariés dragueurs qui passent tout leur temps à les papillonner. «C’est pourquoi, je n’hésite pas à sauter sur le premier qui se présente à moi», dixit G. Djatta.
Opinions des hommes mariés
Pour P. Ndiaye, jeune marié, «nous participons volontairement à leur jeu. Et ceci en l’absence de nos femmes qui sont le plus souvent éloignées de nous». Selon ce cadre de l’Administration et marié qui travaille à Bignona et qui a choisi de venir passer ces week-ends à Ziguinchor, «nous sommes tous des êtres humains. Que ce soit Massamba ou Mademba, nous avons tous droit à un plaisir charnel ou corporel. Ces jeunes et belles filles, comme vous les découvrez, sont même capables de carboniser les yeux de n’importe quelle autre personnalité». Mais le point de vue de cet agent de la santé est tout autre. «Cette forme de prostitution pourrait découler d’une inconscience sociale de la part surtout de ces hommes mariés qui ne se soucient point du devenir de leurs progénitures», dit-il. Dans les boîtes de nuit, ces jeunes filles qui sont avec ses hommes mûrs ne cachent pas leurs désirs. «Il nous arrive de rencontrer un type chique qui, après des relations intimes, nous donnent rendez-vous le lendemain dans un coin tranquille et discret pour nous offrir d’autres billets de banque», raconte M.M. Mbaye qui soutient, par ailleurs, que, «même si nous sommes de jeunes filles frivoles, nous avons, dans un petit coin, notre petit ami que nous entretenons et que nous chérissons jalousement. Les temps étant ce qu’ils sont aujourd’hui, nous ne pouvons que nous lancer dans cette aventure mystérieuse pour que nous puissions satisfaire nos besoins».
Ces jeunes filles soutiennent mordicus qu’elles sont des stimulantes pour ces hommes mariés dragueurs qui ont porté leurs choix sur elles pour la satisfaction de leur désir sexuel. «Mais, nous avons toujours pris nos dispositions pour les travers et leurs femmes qui nous pistent le plus souvent», ont conclu les nymphes.

Appels au calme en Guinée apres les violences du samedi

 

Des violences ont éclaté ce samedi 23 octobre 2010 en Haute-Guinée, dans l’Est du pays, après les accusations lancées la veille par l’alliance Arc-en-ciel sur l’ « intoxication » de certains de ses militants. Les deux candidats du second tour ont appelé au calme leurs militants. En fin de journée samedi, le président de la transition le général Sékouba Konaté a prononcé une allocution radiotélévisée dans laquelle il a dit son refus des violences ethniques… et il a mis en garde (sans les nommer) les « acteurs de la vie nationale » qui basent leur stratégie électorale sur le chaos et le désordre.
Les violences ont éclaté dans les localités de Siguiri et Kankan (Haute-Guinée) à la suite des accusations lancées vendredi 22 octobre par l’alliance Arc-en-ciel. Les partisans d’Alpha Condé affirmaient que certains de leurs militants avaient été « empoisonnés » ou « intoxiqués » en consommant des boissons et des yaourts lors du meeting de vendredi après-midi. Ces personnes ont été admises dans les hôpitaux de Conakry et les analyses médicales sont en cours. Mais en attendant, en Haute-Guinée, le fief électoral de l’alliance Arc-en-ciel, des jeunes s’en sont pris aux boutiques tenues par des commerçants peuls.
Appels au calme des deux candidats

La situation a poussé Alpha Condé à lancer, dans l’après-midi, un appel au calme : «… J’ai lancé un appel à l’ensemble des militants, militantes et sympathisants de l’Arc-en-ciel ; je les ai appelés au calme, à éviter la violence, à éviter d’attaquer les boutiques… nous voulons qu’on aille aux élections le plus rapidement possible, dans la paix et la tranquillité… ».

Appel au calme également de l’autre candidat du second tour, Cellou Dalein Diallo : «Nous avons demandé à nos partisans de faire preuve de sens de responsabilité, de retenue afin de préserver la paix et l’unité de la nation parce que ceci est très précieux pour nous… Ce qui nous inquiète, c’est la tribalisation excessive du débat et de cette violence».
Sékouba Konaté condamne la violence ethnique...
En fin de soirée, le président de la transition, le général Sékouba Konaté s’adresse à la Nation dans une allocution radiotélévisée. « C’est un homme déçu et frustré que vous avez aujourd’hui devant vous » déclare dès les premiers mots de son discours le président de la transition. Déçu que la démocratie puisse être « un prétexte de violence, de confrontation... Les violences que notre pays enregistre, ajoute le général Konaté, constituent une nouvelle source de préoccupation, car il ne s’agit pas seulement de querelles politiques, mais d’une grave menace qui pèse sur la cohésion sociale et le processus de la transition... Je n’accepterai pas, poursuit-il, que des Guinéens se sentent étrangers chez eux, où soient traqués à cause de leur appartenance ethnique, religieuse ou politique. L’unité de la nation sera préservée à tout prix. »
Sékouba Konaté a expliqué que des enquêtes étaient en cours pour faire la lumière sur les événements de ces derniers jours, et que d’ici là, chacun devait garder son calme. Le président de la transition a promis une « tolérance zéro » pour les délinquants et les auteurs d’actes criminels. « Pas question d’être interpelés à nouveau par la justice nationale et internationale à cause de nouvelles exactions, et d’un autre bain de sang » a averti le général Konaté, bain de sang souhaité selon lui par « certains acteurs de la vie nationale » dont je cite « la stratégie politique et électorale est fondée sur le chaos et le désordre ».
... et prône le respect des libertés fondamentales
Dans ce discours le président de la transition est par ailleurs revenu de manière implicite sur les violences commises ces derniers jours par les forces de l’ordre lors de descentes musclées en banlieue de Conakry. Il a dit avoir instruit le chef d’état-major de la gendarmerie et le commandant de la force de sécurisation des élections, la Fossepel, de faire respecter l’autorité de l’Etat « dans le strict respect de la dignité humaine -en particulier des femmes-, dans le respect aussi des libertés fondamentales des citoyens».
Nouvelles violences
Selon des sources médicales, une quarantaine de blessés ont été pris en charge à Siguiri; certains souffriraient de traumatismes crâniens. Il y a également eu, selon ces sources, huit blessés légers soignés à Kankan. Enfin, selon plusieurs témoins le président de l'Observatoire national des droits de l'homme, Aliou Barry, a été violemment frappé par la police ce samedi 23 octobre dans l'après-midi. Selon plusieurs témoins, alors qu'il téléphonait au bord de la route, Aliou Barry aurait été arrêté par les forces de l'ordre puis tabassé. Selon des témoins, la police l'aurait traîné dans un atelier pour continuer à le frapper à coups de crosse. Il a ensuite été conduit au commissariat de Hamdallaye où il a été retenu pendant près d'une heure. Après avoir été relâché, Aliou Barry a immédiatement été conduit à l'hopital Ambroise Paré de Conakry pour y recevoir des soins.

 

samedi 23 octobre 2010

LUTTE : CHOC DU 9 JANVIER 2011: Ama Baldé/Balla Diouf prévu au stade Amadou Barry

 
Effet d’annonce ! Les frondeurs qui menaçaient de bloquer la saison rentrent dans les rangs. Un à un, ils ont défilé au Cng pour régulariser leurs combats et prendre des dates sans que le Cng ne donne suite à leur requête. À la suite d’Assane Ndiaye de Baol production, Aziz Ndiaye s’est rendu hier au Comité national de gestion de la lutte pour officialiser ses combats. Ainsi, la date du 9 janvier a été retenue pour le combat Balla Diouf-Ama Baldé. «Mais au stade Amadou Barry de Guédiawaye, précise le secrétaire administratif du Cng, Ndiamé Diop. C’est Serigne Modou Niang qui organise dans le département de Dakar à la même date». Le duel Baye Mandione-Moussa Dioum est prévu le 25 avril.
 

[ Contribution ] Des périls acridiens au péril wadien : Le Sénégal entre calamites naturelles et Tsunami politicien


La mobilisation n’est pas la guerre » Raymond Poincaré

De 1987 à 1989, le Sénégal a connu l’une des plus graves calamités de son histoire, après la terrible sécheresse des années 70, en l’occurrence l’invasion des criquets pèlerins ou ce qu’il est convenu d’appeler le péril acridien. Des hectares de terres agricoles et de pâturages ont été infectés et ravagés ; ce qui a entraîné des conséquences désastreuses sur les populations en termes de sécurité alimentaire et causé leur baisse de revenus. En outre, la sécurité humaine fut terriblement affectée. Que l’on se le rappelle, les criquets pèlerins dévastèrent tout quand ils s’abattirent sur les récoltes. Leur invasion des années 87-89 avait tellement bouleversé les gens, occupé les esprits compte tenu de leurs conséquences déplorables au point que lorsqu’on a annoncé un nouveau péril acridien en 2003, selon l’APS, l’imam de la mosquée de Décollé Tarédji (département de Podor, Nord), Amadou Thierno Bâ, a invité les Sénégalais à se remettre à Dieu, estimant que nul ne saurait vaincre les criquets par la ‘’force physique’’. Ce qui montre que beaucoup de sénégalais avaient fini par se résigner et se refugier derrière le fatalisme face à cette calamité naturelle. Quinze années après, nous assistâmes à une nouvelle invasion d’espèces dévastatrices avec leur armature de désolation, de malheurs, de pénurie de gaz, de délestages, de constantes inondations, etc. Et, nous faisons face aux mêmes symptômes de fatalité devant une autre calamité, cette fois-ci politicienne, qui s’est abattue sur le Sénégal depuis maintenant un peu plus de 10ans : le péril wadien. A comparer Wade et sa bande aux criquets pèlerins, nous voyons qu’ils sont plus voraces et dévastateurs que ces bêtes. En quoi sont-ils plus dangereusement dévastateurs ? Là où les criquets pèlerins ont choisi de s’attaquer aux récoltes, Wade et sa clique ont choisi de s’attaquer aux biens des sénégalais, dilapidant tout et s’appropriant inhumainement notre patrimoine foncier et nos ressources financières. Il ne nous reste plus rien. Ils se sont emparés de presque toutes les terres inoccupées, soit pour les vendre soit pour y construire. A cela s’ajoute la bamboula financière, sinon comment pourrions-nous comprendre tous ces milliards qui ont été dépensés pour l’assouvissement les désirs de Wade et sa famille. Le Péril wadien est d’autant plus dangereux pour le Sénégal que sa dette sera payée par plusieurs générations. Avons-nous la possibilité de ne pas nous retrouver au fond de l’abîme ? Bien sûr ! Oui. Les calamites naturelles peuvent être combattues avec des moyens matériels et physiques, mais une calamité politicienne, à l’instar du péril wadien, ne peut être combattue qu’en usant d’un patriotisme sans faille, un courage sans condition et beaucoup d’abnégation. Voilà pourquoi, il est de nécessité de nous mobiliser tous pour une journée internationale de protestation le samedi 18 décembre 2010 qui marquera le début de la grande offensive pour en finir avec ces bandits-mercenaires de première heure. Si nous devons prier Dieu, c’est de lui demander de nous donner davantage de santé et de clairvoyance d’esprit pour affronter les ennemis de notre pays jusqu’à ce qu’ils soient détrônés et traduits en justice pour crime contre l’humanité. Sénégalaisement vôtre !

Amath Diouf Animateur Seneweb Radio
 

[ V I D E O ] Invité par la CPI : You prône une justice internationale équitable en faveur des dirigeants africains

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En marge de la tournée internationale qu’il a entamée depuis cette semaine, avec son orchestre, Youssou Ndour le lead vocal du super étoile a été l’invité de la Cour pénale internationale (CPI) basée à la Hayes aux Pays Bas. Devant la crème judicaire internationale, l’artiste, aujourd’hui très engagé dans le champ citoyen, a dans un discours demandé à la CPI d’instaurer une justice équitable.
Argumentant, Youssou Ndour est allé dans le sens de soutenir les thèses véhiculées par certains chefs d’Etat. A savoir que les poursuites initiées par la  Cour internationale de justice pour régler des conflits juridiques soumis par les États, et de donner un avis sur des questions juridiques présentées par des organes et agences internationaux agréés, ne ciblaient, pour la plupart, que les chefs d’Etat africains. C’est pourquoi, le chanteur a prôné l’équité en permanence pour une justice internationale. A noter que l’intervention du chanteur sénégalais a coïncidé avec la rencontre, mardi dernier, des membres du tribunal dont des juristes sénégalais rejetant la demande d'annulation des procédures engagées par la CPI contre l'ancien chef de guerre de la République démocratique du Congo (RDC), Jean-Pierre Bemba. En effet, la CPI est ce tribunal sensé poursuivre des individus pour génocide, crimes contre l’humanité, crimes de guerre ou crime d’agression etc. Après sa brillante intervention devant l’assemblée judiciaire internationale, Youssou Ndour s’est produit, à guichet fermé, mercredi avec son groupe dans la ville industrielle d’Eindhoven dans le cadre d’une tournée européenne de deux mois au cours de laquelle, il devra prester une vingtaine de concerts. Une manière de renouer avec son public.